Les Maisons familiales et rurales d’Aquitaine se retrouvaient jeudi pour faire le bilan de la mobilité européenne.

Voyages en Europe avec Léonardo 290 jeunes Aquitains ont fait des stages en Europe en 2012. © Photo

PHOTO C.S.
Dans le cadre du projet Léonardo (1), les Maisons familiales rurales (MFR) d’Aquitaine ont permis l’an dernier à plus de 290 jeunes de partir faire des stages à l’étranger. Jeudi dernier, tous ces jeunes accompagnés de parents et amis étaient reçus au Rocher de Palmer pour recevoir leur Europass, passeport européen en quelque sorte.

Les 24 maisons rurales d’Aquitaine proposent des formations en alternance de la 4e au BTS principalement dans les domaines de l’agriculture, de la restauration, du tourisme et des services à la personne.

Stéphane Talavet, directeur de la Fédération des maisons familiales rurales, se réjouissait jeudi de la mobilisation des jeunes « qui, aujourd’hui, arrivent de très loin, de Pau à Angoulême, d’Agen ou Lesparre. Mais justement, nous les sensibilisons à la mobilité ». Il ajoutait qu’un jour, ces jeunes seraient chercheurs d’emploi et que leur aptitude à la mobilité deviendrait un atout.

Une expérience inégalable

Aurore et Cassandra ont 19 ans et arrivent de Lesparre. Leur établissement étant labellisé Lefe (Label Entreprise formation Europe), les élèves ont l’obligation d’effectuer un stage obligatoire d’au moins trois semaines dans une entreprise européenne. Lesparre est ainsi le seul des sept établissements girondins à avoir envoyé des élèves à l’étranger. Aurore et Cassandra sont parties pour un mois, la première en Italie, la seconde à Malte, toutes les deux dans un restaurant.

Cassandra a eu la chance de travailler au Hard Rock Cafe où passent de nombreuses célébrités. « Je suis prête à repartir tant l’expérience a été enrichissante, j’ai appris moi aussi une langue que je ne connaissais pas ». Car Aurora aussi est partie sans connaître la langue du pays où elle se rendait : « J’ai appris une langue que je ne connaissais pas et j’ai retrouvé de la famille que je ne connaissais pas non plus, c’était une très belle expérience », affirme la jeune fille.

D’autres jeunes gens du lycée sont partis dans le cadre de la mobilité à travers le monde et Manon qui était au Canada en est revenue si contente qu’elle a déjà déposé un dossier pour repartir vivre dans le pays au moins deux ans.

Laure Peyruse, formatrice et chargée de la communication dans ce lycée, explique enfin que si l’organisation est parfois lourde à mettre en place, le résultat va très largement au-delà de toutes les espérances.

(1) Les élèves peuvent faire un stage dans un pays européen grâce aux bourses européennes Léonardo Da Vinci, pour la mobilité européenne. Cette mobilité s’effectue à l’initiative des établissements d’enseignement et de formation et sous leur contrôle