La Maison familiale de Saint-Trélody fait le point sur les stages internationaux effectués par ses futurs bacheliers.

Quand l'alternance se prend au jeu du voyage

Le groupe de jeunes et la responsable des stages à l'étranger ont vécu une expérience « unique ». © Photo

Photo Sylvaine Dubost
Prendre l'air en MFR », le slogan des maisons familiales et rurales, prend tout son sens, lorsqu'on rencontre les élèves de deuxième année de bac pro services en milieu rural qui rentrent tout juste d'un mois de stage à l'international inscrit dans leur parcours pédagogique.

Brésil, Guadeloupe, Thaïlande et Canada ont été, cette année, les destinations pour les jeunes stagiaires. Concernant les trois premières destinations, il s'agissait d'initiatives individuelles où chaque jeune a organisé son séjour au sein d'un milieu familial habitant dans le pays. Alizée s'est ainsi retrouvée au Brésil, sur l'île de Florianopolis pour y découvrir le métier d'équithérapie, au sein d'un centre équestre. Marie a fait son stage de quatre semaines dans un jardin pour enfants de 2 à 6 ans à Saint-François en Guadeloupe. Sophie s'est initiée à la langue thaï à Bangkok dans une structure bilingue accueillant des enfants de 1 à 4 ans.

Les six autres jeunes ont été accompagnés par la Maison familiale et vont pouvoir bénéficier d'une subvention globale de 800 euros chacun émanant du Conseil régional, de la Draf et du Rotary Club du Médoc, comme Alizée et Sophie dont les stages étaient à l'étranger.

Des balades en traîneaux

Ils ont effectué leur stage à Mont-Tremblant, la station de sport d'hiver chic à 120 km au nord de Montréal. Quatre d'entre eux, trois filles et un garçon, ont été immergés dans le tourisme canadien via un centre organisant des balades en traîneaux tirés par des chiens.

Amandine s'est occupé des travaux d'entretien de l'auberge de jeunesse dans laquelle tous étaient hébergés ; alors qu'Élodie découvrait les joies de la glisse « sur tubes », sorte de grosses bouées, lancées du haut d'une côte.

De retour en Médoc, tous ces jeunes sont unanimes : « C'est merveilleux de pouvoir découvrir d'autres manières de vivre au quotidien, d'appréhender une autre façon de travailler en particulier la différence d'horaires pratiqués, liées à la météo. »

Alors que les visiteurs du Québec ont vécu sous des températures pouvant aller jusqu'à - 30 °, les autres subissaient les assauts de chaleur torride, sous des cieux plus cléments.

Des vocations confortées

Chaque jeune est rentré avec son impression particulière et pour certains, ces stages les ont confortés dans leurs vocations. Ainsi Marina et Sandra dont « le rêve » est de vivre et travailler au Québec. C'est décidé : elles le feront bien, après avoir décroché le bac et suivre une formation adéquate. Autre exemple, celui d'Alizée, déjà titulaire d'un Bepa activités hippiques, qui veut implanter dans la région bordelaise l'équithérapie qui fait des merveilles auprès de jeunes handicapés. Chacun y va de son regard sur le pays qu'il a découvert. Le Brésil où le meilleur côtoie le pire ou encore la Thaïlande où « ça bosse jour et nuit » comme le relate Sophie. L'an passé, l'aventure s'était déroulée en Inde avec le même enthousiasme des élèves dont « il faut respecter les souhaits avant d'organiser ces stages à l'étranger », dit pour conclure, Laure Peyruse, la formatrice en charge de l'organisation de ces stages.